Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 20:48
Et bien voila la fin de cette belle aventure !
Nous avons passé 2 mois très riches en découvertes, en expériences de toutes sortes, en rencontres...
Désolé d'avoir délaisser le blog ces dernières semainesmais nous n'avons pas trouvé le temps pour écrire de nouveaux articles et tranférer des photos.
Mais mieux vaut tard que jamais!
Voici donc quelques nouveaux albums : les derniers jours à Bangalore, le Rajasthan et l'himalaya.

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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 08:25
Pour arriver à New Delhi, nous n'avions pas décidé de prendre le plus court chemin.

Le train ! On connaissait le train Indien depuis nos quelques périples que vous avez pu suivre sur ce blog, mais de toutes façons, notre décision avait été prise depuis la France : 42 heures dans un train, de Bangalore à New Delhi : le Karnataka express.
Pas d'arrêt pour manger ni pour dormir, tout est prévu pour les voyageurs.
Pour ce voyage, on avait quand même acheté une place en 2ème classe avec air conditionné. Histoire de passer ces 3 jours assez agréablement.

Tout aurait pu être parfait, ainsi, si les cafards n'avaient pas décidé de venir aussi à Delhi. Pas une colonie entière pour nous dissuader, mais assez pour perturber le voyage. Au moins, on est devenue douées en écrasage de cafard.
Le paysage était nettement moins agréable que pour aller dans le Kerala, nous n'avons donc pas passé la plupart de notre temps à la porte (qui je vous le rappelle, reste ouvert tout le temps). Mais on apprécie de prendre du temps pour vivre : lire, trier nos photos, jouer à pierre-feuille-ciseaux, prendre des photos à la noix, jouer à la Game Boy !, ou carrément faire une sieste (sieste du matin, sieste post-prandiale et sieste de l'apès midi... du farniente !)

En face, nous avions 4 hommes : 2 meilleurs amis qui n'arrêtaient pas de se papouiller (ici les garçons sont très proches physiquement, l'amitié passe par un bras autour de la taille, par des caresses sur  les genoux, ou carrément main dans la main ! C'est ce qu'on appelle le choc des cultures, n'est-ce pas), 1 jeune étudiant qui venait de Jaipur et qui en a donc profité pour nous donner des conseils sur notre voyage, 1 autre mystérieux monsieur qui ronflait. Vous l'aurez compris, pendant ces 42 heures, nous n'avons pas regardé nos voisins dans le blanc des yeux comme dans le métro. On s'est fait offrir de la Goyave; bien sur ils n'ont pas manqué de nous poser la fatidique question : Where are you from ? qui enchaine souvent sur le pourquoi de notre venue en inde, etc ! En somme, très agréable voyage.
Des draps, une couverture, un oreiller et une serviette sont même offerts. Pour la toilette ? Un petit évier bien crade avec du savon. et puis sinon, des toilettes turcs...
Pour les repas, nous avons aussi apprécié. Un homme passe pour prendre la commande et revient 1 h plus tard servir ce que nous avions commandé. Le choix n'est pas large mais suffisant : un repas complet pour samedi et dimanche soir, et un biryani pour dimanche midi. Le petit-déjeuner est aussi servi : une omelette ou un idli-vada.
Le tout agrémenté de monsieur pour la soupe, monsieur pour le thé-caffé, monsieur des bouteilles fraîches, le monsieur des confiseries, le monsieur des chips. Bref on a pas de quoi mourir de faim, en plus, rappellons-le, manger, ça fait passer aussi le temps. Au final, il n'y aura que des bananes que je me serai lancée à aller acheter dans une gare (le train s'arrêtant pour certaines gares une dizaines de minutes)

Expérience à refaire ? Oui, mais sans cafard, ça aide à mieux dormir !
Flora profite des 6 places qu'on a eu au début du voyage (désolée pour la photo de côté)


PS : des milliers de choses encore à vous dire : la fin du stage, le départ de Bangalore, les merci à Sanjay. Mais on voulait que tout le monde sache qu'on est arrivées saines et sauves à New Delhi. On vous mets tout notre récit dès que possible.

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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 18:44

Nous avons pris la route en direction du Kerala, sur la côte ouest de l’Inde. C’est une région verdoyante, humide, réputée pour ses épices, ses plages et ses backwaters. Ce sont des canaux naturels qui serpentent à travers les palmiers, les rizières et  les villages de pêcheurs sur environ 150 km de long. Le programme est plutôt chargé étant donné que nous n’avons que 4 jours pour percer les mystères de ce lieu. Actuellement, comme vous l’aurez sans doute compris, c’est la mousson, du coup, le temps est très humide, et on s’attends à recevoir des trombes d’eau à chaque instant… même si à dire vrai, on en a pas vraiment encore vu la couleur depuis notre arrivée. Du coup, c’est la basse saison touristique, ce qui nous permet de trouver des logements moins chers et d’éviter les foules d’étrangers…

 

            Début du périple jeudi soir, par un voyage en train de nuit. Chaque voyage en train nous permet de découvrir un peu la région de l’intérieur. On traverse des villages authentiques, les habitants nous saluent de la main, on voit le travail des champs et les paysages verdoyants. Pour mieux profiter de tout ça, on a trouvé un bon moyen, on s’installe devant les portes grandes ouvertes du train, au grand vent… Ainsi, on échappe à la chaleur des wagons tout en profitant du panorama. On vous rassure, on est quand même prudentes, de toute façon, la vitesse des trains ici n’a rien à voir avec les TGV, ce qui nous laisse tout le loisir de s’imprégner de la vie du bord des rails.


 

Et puis on peut papoter avec d’autres indiens qui choisissent comme nous l’option de voyager près des portes. Les palmiers sont omniprésents, donnant une impression de vacances à chaque instant.

 

            Après 14h de voyage et un petit déjeuner à l’indienne dans le train (idli et vada : sorte de beignets de pommes de terre avec une sauce épicée et galettes de riz), nous arrivons à 11h30 à Kollam. Nous partons à la recherche d’un petit resto de quartier pour patienter jusqu’à 13h, l’heure de notre train pour Varkala. Accablées par la chaleur humide du sud, nous ne nous éloignerons que de quelques mètres de la gare pour trouver un parfait boui-boui avec son plat unique : le chicken biryani (riz pilaf avec du poulet, des œufs, le tout parfumé avec toute sorte d’épices : cardamome, masala, gingembre, et même des raisins secs !) accompagné de 2 sauces non identifiées…

 

            On reprend le train pour une petite heure en direction de Varkala, village côtier réputé pour sa falaise et sa douceur de vivre… On découvre ce lieu paisible où à chaque coin de rue quelqu’un nous propose un massage ou un soin ayurvédique. La promenade le long de la falaise, bordée de cocotiers est touristique avec ses restaurants, ses hôtels, ses shops de vêtements, de bijoux… mais la vue est magnifique sur une mer agitée et une bande de sable doré. On se laisse tenter par un jus de mangue, puis on décide de s’éloigner un peu des touristes (très peu nombreux à vrai dire…) pour découvrir des paysages plus sauvages et pourquoi pas se baigner à l’abri des regards indiscrets. Finalement, la force des vagues nous en dissuadera mais nous en profiterons pour prendre des photos avec juste les palmiers, le sable et la mer des Laquedives. Direction ensuite la plage digne de ce nom (parce que finalement, on veut se baigner coute que coute !) par un petit escalier qui descend à pic. C’est assez étrange, tous les touristes sont amassés au même endroit, et plus loin, les indiens regardent la mer (et les européens en maillot de bain…). A priori très peu savent nager et ils regardent les touristes qui se baignent avec un air amusé. Le soir, repas du haut de la falaise avec coucher de soleil en prime… On a testé les fish momos (plat tibétain…). Ne cherchez pas le rapport, mais ici, un shop sur 2 est tibétain.

 

            Le lendemain matin, départ en taxi pour Kollam. Mais pas n’importe quel taxi ! C’était une ambassador, comprenez une ancienne voiture blanche, assez mythique. Le chauffeur est adorable. Il prend les chemins de traverse juste pour nous montrer les jolis endroits, s’arrête même au bord d’un canal en me disant de me préparer à filmer, puis jette une pierre dans l’eau pour voir l’envol des oiseaux… On a hâte d’être vraiment sur les backwaters !

            En effet, nous avons choisi de passer un jour et une nuit sur un houseboat, sorte de chambre d’hôtel flottante, avec à bord, rien que pour nous deux, un cuisinier, un marin et un chef. Nous allons ainsi silloner les backwaters, passer l’après midi dans une petite barque à la découverte des villages, en dégustant l’authentique cuisine kéralaise. Dès le départ nous sommes frappées par la beauté des paysages. Allongées sur nos banquettes moelleuses à l’avant du navire, on reste rivées sur les berges verdoyantes et le ciel bleu. C’est comme dans un rêve… On a un bateau rien que pour nous deux, avec une chambre, une salle de bain, une cuisine. A midi, on déguste sur des feuilles de bananiers fraichement coupées, du poisson frais accompagné de mêts kéralais tous plus étonnants les uns que les autres.
Après la chaleur et l’agitation du continent, c’est tout simplement divin. On savoure chaque instant où on a l’impression d’être des reines.

 

            C’est donc le ventre plein qu’on continue notre périple à travers le lac Ashtamudi et les canaux. On change d’embarcation pour partir à la découverte des villages par des ruisseaux larges de quelques mètres. Nous sommes munies de rames (on vous rassure, un spécialiste nous aide à avancer sur cette barque traditionelle…). On ne peux pas dire qu’on soit réellement utiles, c’était plutôt pour le plaisir! Et puis on aura pas réussi à savoir si en ramant juste du côté droit, la barque tourne à droite ou à gauche… On découvre donc le village avec ces quelques activités traditionnelles : fabrication d’huile de coco, pêche…  Et puis, quelque chose de primordial, on aura découvert comment poussait un ananas et du poivre noir. (On est vraiment passer pour des incultes mais bon, on se couchera moins bête ce soir!). En retournant sur notre houseboat, on a pu voir un entrainement pour la course des « bateaux serpents ». Ce sont des bateaux de plus de 30 mètres de long, avec plus de 100 rameurs, qui avancent en cadence au rythme d’un tambour. C’était vraiment impressionant, on ne faisait pas le poids avec nos rames ridicules!

A 17h, thé à la cardamome accompagné de bananes frites, toujours en savourant la beauté du paysage. Puis, surprise, ils nous proposent de se baigner à partir du bateau… c’est justement ce dont on rêvait avec cette chaleur humide ! On plonge donc depuis le bateau, dans le lac, où nous sommes seules au monde. Le soleil est en train de se coucher, les couleurs magnifiques. On rejoint un banc de sable voisin, c’est qu’il y a du courant mine de rien ! Malheureusement l’appareil photo n’étant pas de super qualité et bien sur pas étanche, on ne peux pas vraiment vous faire profiter de ce qu‘on a vu. Seul moyen, y aller !

 

            Après avoir eu un petit massage ayurvédique des pieds et des mains, on s’arrête pour la nuit dans un endroit paisible où une famille nous fournit l’électricité. On discute un peu avec eux, ils sont très accueillants. On s’endort dans notre chambre, des palmiers plein les yeux en savourant ce moment unique. Au fait, c’est censé être la mousson, mais le ciel est toujours aussi bleu depuis notre arrivée au Kerala… et toujours pas une goutte de pluie!

            Lever 6h pour admirer le réveil de la nature et profitez pleinement des dernières heures. Retour sur la terre ferme à 9h des souvenirs plein les yeux.

 

Pour cette journée de samedi, on est encore sur notre nuage et le retour à la réalité de la ville, sa pollution, ses klaxons, ses odeurs… est un peu pesant. C’est pas pour rien qu’on dit que l’inde est une terre de contrastes. Seul moyen pour essayer de retrouver un peu de quiétude, aller à la plage de Kollam juste à côté des baraques de pêcheurs. Après nous être changées, enroulées dans nos serviettes au milieu de la plage avec quelques indiens curieux au loin qui se levaient pour voir le spectacle, on a pu savourer les belles vagues et quelques heures de farniente… Enfin, si on fait abstraction des petits enfants qui venaient toutes les 5 minutes pour nous serrer la main ou nous demander notre prénom… Puis c’est déjà l’heure de reprendre le train en direction de Cochin, une ville située plus au nord, toujours sur la côte. Bien sur, pas de douche aux environs de la plage, c’est donc pleines de sable que nous prenons place dans le wagon surchauffé pour quelques minutes, avant de se raviser et d’opter pour notre activité favorite : observer le paysage depuis la porte grande ouverte du train. On voit la vie…des gens jouer au cricket, aux cartes, faire leur lessive, réparer un toit, dormir, ou juste nous faire coucou!

 

C’est donc épuisées et en quête d’une douche salvatrice qu’on atteint Cochin. On trouve facilement un hôtel pas cher puis un petit resto de quartier.

Le lendemain, au programme, visite de Fort Cochin. C’est une ville portuaire qui a plusieurs visages : une côte pleine d’hôtels et de centres commerciaux, bordée par une promenade digne de ce nom, destinée aux riches indiens ; une île qui a conservé du charme avec ses filets de pêche chinois, ses maisons colorées, ses marchés aux épices ; et une autre île, artificielle qui concentre tous les cargots et autres porte containers. On visite donc quelques monuments : la Basilique Santacruz, aux couleurs pastels assez extravagantes ; le palais Mmattanchery ; l’église saint françois. Et puis on assiste à la vente de la pêche du jour. On ressent l’aspect très touristique des rues principales mais il suffit de s’éloigner un peu pour découvrir des rues typiquement indiennes, où le temps semble s’être arrêté. C’est aussi un carrefour pour les épices, on se laissera donc tenter par quelques unes, introuvables en France.

Repas de midi dans un restaurant déoré de toute sorte d’objets relatifs au thé. On dégustera du poisson et des crevettes, délicieusement cuisinées. Et puis en dessert, le « death by chocolate » nous fera succomber.

La mousson fera son apparition vers 17h, soit une heure avant notre train de retour pour Bangalore. On a donc été vraiment chanceuses de profiter d’un superbe week end ensoleillé, en basse saison et donc sans la foule des touristes. Le Kerala est une région qui nous laissera des souvenirs pour très longtemps. C’était le paradis!

           

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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 11:31
On a continué à vadrouiller dans les services ces derniers jours, on a enfin pu voir un palu dans un microscope (comprenez un frottis sanguin avec des Plasmodium), on est aussi passées par la réa de néonatologie. Rien de folichon comme les urgences. Il faut dire que Sanjay tient beaucoup à nous. Et quand on part pour un autre service, il essaie toujours de trouver un article ou un livre à nous montrer !

Il faut dire qu'on commence à bien le connaitre ce Sanjay !! Avec lui, on peut parler de tout, même des indiens incapables de faire une file indienne ou des commercants qui nous voient comme des "porte-monnaie" sur patte. Et lui de nous dire que son fils est un pouletarien (in english it is chickenarien), que les meeting ca le fait chier (died of borring). Aujourd'hui, il était en retard dans son travail, et malgré son projet de partir à 5h (ca, il le dit tous les jours, mais il n'y arrive jamais), il a passé plus d'une heure à nous montrer des lames sur microscope et des tas de petits détails dans les bouquins qui font sa passion pour l'anapath ! (petite blague de Sanjay à propos de petites bactéries (les H. pylori) : elles se regroupent, elles font une orgie comme Berlusconi...) On passe de très bon moments avec lui, on apprécie de parler de tout avec lui, même si notre discussion est parfois difficile. Quand on sort une blague en francais (des foci, un faux-cul), il cherche toujours à savoir ce qu'on raconte, et parfois, ca peut etre difficile à expliquer !

On lui a même laissé les numéros de téléphone des hotels acrrochés dans son bureau, car nous partons ce soir pour une aventure encore plus folle, et nous ne reviendrons que mardi matin ! Le Kerala ! Une petite région de l'Inde située au sud en bordure ouest célèbre pour ses backwaters (là encore je vous invite à faire un tour sur google image, ca vaut le coup) On va faire 14h de train pour y aller, au programme : farniente à Varkala, avant un tour en backwater samedi à Kollam (visite des petits village ? d'une ile ? massages ? on a pas encore choisit notre excurtion) puis de terminer à Kochin, une ville avec un fort et des pêcheurs.

Dimanche, on a fait une balade (enfin on a marché 500m) dans un magnifique jardin de Bangalore. On a pas compris grand chose, surtout que l'histoire des arbres venant d'Indonésie ou d'ailleurs, c'est assez chiant... (enfin Flora a tout écouté !) Mais c'était très beau. Et surtout que la balade se terminait par un petit-déj Indien ou on s'est tellement pété le bid qu'on a pas mangé à midi, juste un thé (voir les photos dans sortie !)
A 17h, on était invitées chez Sanjay pour boire le thé. Son fils et lui étant fous de chocolat, on est arrivé avec un petit paquet de cookies, qui ont été bien appréciés. L'appartement de Sanjay est très grand, très agréable, propre. Le décor est tout à mon gout, moins à celui de Flora (mais très joli quand même pour elle). La femme de Sanjay est hématologue, donc la discussion tourne très vite autour des études de médecine, mais elle nous parle aussi de voyages, de Carla Bruni et de son mari qu'elle adore, de danse, de cuisine indienne, etc. C'était très agréable, et nous partons au bout de 2 h pour ne pas trop déranger.

Pour remercier Sanjay, on a prévu de l'inviter au restaurant ou on a bu le thé (on vous a mis plein de photos) avec sa famille !

Voici un petit exemple des rickshaws qui aiment nous acceuillir en musique !

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 14:30
Parce qu'ils sont tous différents, parce qu'ils ont tous un petit quelque chose en eux qui fait qu'on va les adorer, parce qu'ils sont la substance même de notre liberté, nous avons décidé de faire un post sur les conducteurs de rickshaws. Un rickshaws, pour ceux qui n'ont pas encore compris, c'est ca :
(images à venir plus tard........)

Et des ricksahws à Bangalore, il y en a des milliers. A chaque coin de rue, on est sure d'en trouver un. Et s'il ne veut pas de nous (ce qui arrive, et oui), on sait qu'il y en aura toujours un autre derrière.
La plupart des conducteurs sont habillés de marron. Mais à part ca, aucun rickshaw ne ressemble à un autre rickshaw !
Voici à peu près la liste des personnalités que nous avons pu rencontrer :
- le conducteur de rickshaw qui parle anglais
- le conducteur de rickshaw qui nous demande d'ou on vient
- le conducteur de rickshaw qui nous demande le prix de l'appareil photo
- le conducteur de rickshaw qui fait la discussion
- le conducteur de rickshaw qui s'arrête prendre un thé, alors qu'on lui avait quand même demandé de nous emmener à la gare
- le conducteur de rickshaw qui nous affire qu'il sait ou il doit nous emmener, puis 10 m plus loin, nous redemande l'adresse
- le conducteur de rickshaw qui s'enguele avec nous
- le conducteur de rickshaw qui crève un pneu, 200 m avant la gare (au final pour nos deux voyages en train, on aura toujours eu un rickshaw qui nous met en retard... on va faire attention jeudi)
- le conducteur de rickshaw qui a des enceintes dans le "coffre" de sa voiture
- le conducteur de rickshaw qui a un compteur traffiqué, dont le prix grimpe si vite qu'on a pas pu le louper
- le conducteur de rickshaw qui a une lumière sur son compteur (très pratique la nuit, car maintenant qu'on sait qu'il faut surveiller le compteur, on a besoin de notre lampe de poche pour regarder la nuit)
- le conducteur de rickshaw qui a un compteur qui reste bloqué à 99.50 roupies, c'est dommage, pour une fois qu'on allait payer plus que 100 roupies
- le conducteur de rickshaw qui a un klaxon (voir la vidéo de Mysore)
- le conducteur de rickshaw qui reste tous les matins à 8h45 devant chez nous, qui sait ou on va, mais que pour 14 roupies il ne veut pas nous emmener
- le conducteur de rickshaw qui décore son rickshaw d'un gout... particulier (voir vidéo aussi)
- le conducteur de rickshaw qui n'a aucun rétroviseur (et ils sont fréquents.....)
- le conducteur de rickshaw qui astique ses rétroviseurs à chaque feu
- le conducteur de rickshaw qui sort à chaque feu pour faire essuie-glasse, parce qu'ils marchent pas, mais qu'il pleut
- le conducteur de rickshaw qui porte un masque sur le visage (la pollution à Bangalore n'est pas connue pour rien)
- le conducteur de rickshaw qui prend de l'essence (c'est du gaz en fait, 31 roupies/litre, moins que le diesel)
- le conducteur de rickshaw qui se débrouille pour faire un tel détour entre l'hopital et chez nous (trajet que nous connaissons bien, à 14 roupies) qu'on a payé 35 roupies (et encore, on s'est arrêtées avant)
- le conducteur de rickshaw qui qui fait la visite guidée de Bangalore, merci mon cher, mais je préfère que tu regardes devant toi)
- le conducteur de rickshaw qui a failli faire tomber un conducteur de scooter, et qui lui gueule après (alors que c'est lui qui roulait super vite), en fait, celui-là n'avait pas de klaxon... comprenez qu'à Bangalore, vous n'etes rien sans klaxon !
- le conducteur de rickshaw qui nous fait bien volontier monter dans son rickshaw, mais qui 10 m plus loin nous explique que si on passe 10 minutes dans une de ses boutiques (carte de visite à l'appui), on pourra avoir un rickshaw chaque fois qu'on veut pour seulement 10 roupies... mais bien sur)
- le conducteur de rickshaw qui met de l'encens
- le conducteur de rickshaw qui fume
- le conducteur de rickshaw qui crache (ils sont nombreux...)
- le conducteur de rickshaw qui qui vient nous proposer ses services avant qu'on rejoigne la file de rickshaw, et qui finalement se fait engueuler par les autres parce qu'il n'était pas premier dans la file. Ils se sont bastonés pendant un moment ceux-là !
- le conducteur de rickshaw qui fait la monnaie (en principe, ils prennent tout extra pour pourboire)
- le conducteur de rickshaw qui dit qu'il n'a qu'1 roupie de monnaie, mais quans il remet son roupie dans sa poche, ca fait gling-gling !
- le conducteur de rickshaw qui a du mal à démarer, il a eu besoin d'aide des autres conducteurs
- le conducteur de rickshaw qui lit le journal au feu, journal en hindi
- le conducteur de rickshaw qui demande à une dame la route à prendre pour nous emmener au spectacle de danse, merci de nous avoir dit que vous connaissiez la route...
- le conducteur de rickshaw qui demande aux autres à un feu de nous expliquer que, puisque son compteur reste bloqué à 109,50 roupies, il faut qu'il le remette à 14 (soit le nombre de départ) pour continuer la course
- le conducteur de rickshaw qui téléphone au volant (je crois bien qu'on a une vidéo de ca)
- le conducteur de rickshaw qui nous propose 100 roupies pour un trajet qui n'en vaut que 14 ! c'est gentil, jeune homme mais on est pas si stupide ! (la plupart du temps, quand un rickshaw veut nous arnaquer, il propose 60 roupies, car ca fait 1 euro, c'est à dire 3 fois rien pour nous)
- le conducteur de rickshaw qui change d'avis entre définir un prix fixe avant la course et mettre le meter (prononciation anglaise ;)), alors qu'en général s'ils refusent de mettre le meter, ils ne changent pas d'avis
- le conducteur de rickshaw qui attend que nous soyons rentrées dans l'immeuble de chez nous pour repartir... c'esti po mignon !
- le conducteur de rickshaw qui veut un extra parce qu'il va devoir revenir vide... oui, mais tu vois, c'est le principe du taxi ˆˆ
- le conducteur de rickshaw qui nous reconnait le matin dans la rue et qui fait demi-tour pour nous prendre et nous emmener à l'hopital, on lui a offert 15 roupies pour la peine (au lieu de 14), et ca lui a vraiment plu !
- Isabelle, prise dans son élan aprè avoir traversé la route, oublie qu'on avait décidé de rentrer à pied, et arrête un rickshaw pour lui dire que non-non, en fait, elle le veut pas (désolée mon petit monsieur...)
- le conducteur de rickshaw qui nous propose de nous emmener dans un cyber-café à 10min d'ici alors qu'on en avait un juste en face...
- le conducteur de rickshaw qui nous fait non de la main, d'un air "c'est d'la merde là ou tu vas"
- le conducteur de rickshaw qui écoute un mp3
- le conducteur de rickshaw qui nous offre à une autre conducteur de rickshaw
- le conducteur de rickshaw qui paye le roupie qu'on doit payer quand on utilise les bornes de pre-paid (le principe d'un pre-paid est qu'il faut dire à un monsieur ou on veut aller, il nous imprime un papier qui donne le montant de la course. Pour cela, il faut payer 1 roupie, la course est plus cher qu'avec le meter, mais au moins on est sur que le conducteur prenne le plus court chemin)

Et tous ces conducteurs qu'on a pas eu, car le matin pour réussir à en trouver un, il nous faut au moins demander à une dizaine avant. Tous ces conducteurs qui nous sautent dessus dès qu'on est dans un lieu touristique en nous proposant pour des prix défiant toute concurence (humm ca c'est lui qui le dit), pour nous emmener n'importe ou. Maintenant on les ignore et on trace.

Pour toutes les photos et les vidéos dont vous avez rêvé après ce si bel apercu des conducteurs, nous vous invitons à vous rendre sur googleimage, flickr ou encore youtube. On est désolées, mais on ne peut toujours pas vous mettre de photos sur les posts !

Mais que va nous réserver le conducteur de rickshaw ce soir ?? A vous d'imaginer !!

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  • : Le blog de les bangalyonnaises
  • : Etudiantes en 4ème année de médecine à Lyon, nous effectuons un stage de 6 semaines à Bangalore (Inde) auprès du Dr Sanjay, anatomopathologiste dans une clinique

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