Partager l'article ! 4 jours de rêve au Kerala…: Nous avons pris la route en direction du Kerala, sur la côte ouest de l’Inde. C’est une région verdoyant ...
Nous avons pris la route en direction du Kerala, sur la côte ouest de l’Inde. C’est une région verdoyante, humide, réputée pour ses épices, ses plages et ses backwaters. Ce sont des canaux naturels qui serpentent à travers les palmiers, les rizières et les villages de pêcheurs sur environ 150 km de long. Le programme est plutôt chargé étant donné que nous n’avons que 4 jours pour percer les mystères de ce lieu. Actuellement, comme vous l’aurez sans doute compris, c’est la mousson, du coup, le temps est très humide, et on s’attends à recevoir des trombes d’eau à chaque instant… même si à dire vrai, on en a pas vraiment encore vu la couleur depuis notre arrivée. Du coup, c’est la basse saison touristique, ce qui nous permet de trouver des logements moins chers et d’éviter les foules d’étrangers…
Début du périple jeudi soir, par un voyage en train de nuit. Chaque voyage en train nous permet de
découvrir un peu la région de l’intérieur. On traverse des villages authentiques, les habitants nous saluent de la main, on voit le travail des champs et les paysages verdoyants. Pour mieux
profiter de tout ça, on a trouvé un bon moyen, on s’installe devant les portes grandes ouvertes du train, au grand vent… Ainsi, on échappe à la chaleur des wagons tout en profitant du panorama.
On vous rassure, on est quand même prudentes, de toute façon, la vitesse des trains ici n’a rien à voir avec les TGV, ce qui nous laisse tout le loisir de s’imprégner de la vie du bord des
rails.
Et puis on peut papoter avec d’autres indiens qui choisissent comme nous l’option de voyager près des portes. Les palmiers sont omniprésents, donnant une impression de vacances à chaque instant.
Après 14h de voyage et un petit déjeuner à l’indienne dans le train (idli et vada : sorte de beignets de pommes de terre avec une sauce épicée et galettes de riz), nous arrivons à 11h30 à Kollam. Nous partons à la recherche d’un petit resto de quartier pour patienter jusqu’à 13h, l’heure de notre train pour Varkala. Accablées par la chaleur humide du sud, nous ne nous éloignerons que de quelques mètres de la gare pour trouver un parfait boui-boui avec son plat unique : le chicken biryani (riz pilaf avec du poulet, des œufs, le tout parfumé avec toute sorte d’épices : cardamome, masala, gingembre, et même des raisins secs !) accompagné de 2 sauces non identifiées…
On reprend le train pour une petite heure en direction de Varkala, village côtier réputé pour sa falaise et sa douceur de vivre… On découvre ce lieu paisible où à chaque coin de rue quelqu’un nous propose un massage ou un soin ayurvédique. La promenade le long de la falaise, bordée de cocotiers est touristique avec ses restaurants, ses hôtels, ses shops de vêtements, de bijoux… mais la vue est magnifique sur une mer agitée et une bande de sable doré. On se laisse tenter par un jus de mangue, puis on décide de s’éloigner un peu des touristes (très peu nombreux à vrai dire…) pour découvrir des paysages plus sauvages et pourquoi pas se baigner à l’abri des regards indiscrets. Finalement, la force des vagues nous en dissuadera mais nous en profiterons pour prendre des photos avec juste les palmiers, le sable et la mer des Laquedives. Direction ensuite la plage digne de ce nom (parce que finalement, on veut se baigner coute que coute !) par un petit escalier qui descend à pic. C’est assez étrange, tous les touristes sont amassés au même endroit, et plus loin, les indiens regardent la mer (et les européens en maillot de bain…). A priori très peu savent nager et ils regardent les touristes qui se baignent avec un air amusé. Le soir, repas du haut de la falaise avec coucher de soleil en prime… On a testé les fish momos (plat tibétain…). Ne cherchez pas le rapport, mais ici, un shop sur 2 est tibétain.
Le lendemain matin, départ en taxi pour Kollam. Mais pas n’importe quel taxi ! C’était une ambassador, comprenez une ancienne voiture blanche, assez mythique. Le chauffeur est adorable. Il prend les chemins de traverse juste pour nous montrer les jolis endroits, s’arrête même au bord d’un canal en me disant de me préparer à filmer, puis jette une pierre dans l’eau pour voir l’envol des oiseaux… On a hâte d’être vraiment sur les backwaters !
En effet, nous avons choisi de passer un jour et une nuit sur un houseboat, sorte de chambre
d’hôtel flottante, avec à bord, rien que pour nous deux, un cuisinier, un marin et un chef. Nous allons ainsi silloner les backwaters, passer l’après midi dans une petite barque à la découverte
des villages, en dégustant l’authentique cuisine kéralaise. Dès le départ nous sommes frappées par la beauté des paysages. Allongées sur nos banquettes moelleuses à l’avant du navire, on reste
rivées sur les berges verdoyantes et le ciel bleu. C’est comme dans un rêve… On a un bateau rien que pour nous deux, avec une chambre, une salle de bain, une cuisine. A midi, on déguste sur des
feuilles de bananiers fraichement coupées, du poisson frais accompagné de mêts kéralais tous plus étonnants les uns que les autres.
Après la chaleur et l’agitation du continent, c’est tout simplement divin. On savoure chaque instant où on a l’impression d’être des reines.
C’est donc le ventre plein qu’on continue notre périple à travers le lac Ashtamudi et les canaux. On change d’embarcation pour partir à la découverte des villages par des ruisseaux larges de quelques mètres. Nous sommes munies de rames (on vous rassure, un spécialiste nous aide à avancer sur cette barque traditionelle…). On ne peux pas dire qu’on soit réellement utiles, c’était plutôt pour le plaisir! Et puis on aura pas réussi à savoir si en ramant juste du côté droit, la barque tourne à droite ou à gauche… On découvre donc le village avec ces quelques activités traditionnelles : fabrication d’huile de coco, pêche… Et puis, quelque chose de primordial, on aura découvert comment poussait un ananas et du poivre noir. (On est vraiment passer pour des incultes mais bon, on se couchera moins bête ce soir!). En retournant sur notre houseboat, on a pu voir un entrainement pour la course des « bateaux serpents ». Ce sont des bateaux de plus de 30 mètres de long, avec plus de 100 rameurs, qui avancent en cadence au rythme d’un tambour. C’était vraiment impressionant, on ne faisait pas le poids avec nos rames ridicules!
A 17h, thé à la cardamome accompagné de bananes frites, toujours en savourant la beauté du paysage. Puis, surprise, ils nous proposent de se baigner à partir du bateau… c’est justement ce dont on rêvait avec cette chaleur humide ! On plonge donc depuis le bateau, dans le lac, où nous sommes seules au monde. Le soleil est en train de se coucher, les couleurs magnifiques. On rejoint un banc de sable voisin, c’est qu’il y a du courant mine de rien ! Malheureusement l’appareil photo n’étant pas de super qualité et bien sur pas étanche, on ne peux pas vraiment vous faire profiter de ce qu‘on a vu. Seul moyen, y aller !
Après avoir eu un petit massage ayurvédique des pieds et des mains, on s’arrête pour la nuit dans un endroit paisible où une famille nous fournit l’électricité. On discute un peu avec eux, ils sont très accueillants. On s’endort dans notre chambre, des palmiers plein les yeux en savourant ce moment unique. Au fait, c’est censé être la mousson, mais le ciel est toujours aussi bleu depuis notre arrivée au Kerala… et toujours pas une goutte de pluie!
Lever 6h pour admirer le réveil de la nature et profitez pleinement des dernières heures. Retour sur la terre ferme à 9h des souvenirs plein les yeux.
Pour cette journée de samedi, on est encore sur notre nuage et le retour à la réalité de la ville, sa pollution, ses klaxons, ses odeurs… est un peu pesant. C’est pas pour rien qu’on dit que l’inde est une terre de contrastes. Seul moyen pour essayer de retrouver un peu de quiétude, aller à la plage de Kollam juste à côté des baraques de pêcheurs. Après nous être changées, enroulées dans nos serviettes au milieu de la plage avec quelques indiens curieux au loin qui se levaient pour voir le spectacle, on a pu savourer les belles vagues et quelques heures de farniente… Enfin, si on fait abstraction des petits enfants qui venaient toutes les 5 minutes pour nous serrer la main ou nous demander notre prénom… Puis c’est déjà l’heure de reprendre le train en direction de Cochin, une ville située plus au nord, toujours sur la côte. Bien sur, pas de douche aux environs de la plage, c’est donc pleines de sable que nous prenons place dans le wagon surchauffé pour quelques minutes, avant de se raviser et d’opter pour notre activité favorite : observer le paysage depuis la porte grande ouverte du train. On voit la vie…des gens jouer au cricket, aux cartes, faire leur lessive, réparer un toit, dormir, ou juste nous faire coucou!
C’est donc épuisées et en quête d’une douche salvatrice qu’on atteint Cochin. On trouve facilement un hôtel pas cher puis un petit resto de quartier.
Le lendemain, au programme, visite de Fort Cochin. C’est une ville portuaire qui a plusieurs visages : une côte pleine d’hôtels et de centres commerciaux, bordée par une promenade digne de ce nom, destinée aux riches indiens ; une île qui a conservé du charme avec ses filets de pêche chinois, ses maisons colorées, ses marchés aux épices ; et une autre île, artificielle qui concentre tous les cargots et autres porte containers. On visite donc quelques monuments : la Basilique Santacruz, aux couleurs pastels assez extravagantes ; le palais Mmattanchery ; l’église saint françois. Et puis on assiste à la vente de la pêche du jour. On ressent l’aspect très touristique des rues principales mais il suffit de s’éloigner un peu pour découvrir des rues typiquement indiennes, où le temps semble s’être arrêté. C’est aussi un carrefour pour les épices, on se laissera donc tenter par quelques unes, introuvables en France.
Repas de midi dans un restaurant déoré de toute sorte d’objets relatifs au thé. On dégustera du poisson et des crevettes, délicieusement cuisinées. Et puis en dessert, le « death by chocolate » nous fera succomber.
La mousson fera son apparition vers 17h, soit une heure avant notre train de retour pour Bangalore. On a donc été vraiment chanceuses de profiter d’un superbe week end ensoleillé, en basse saison et donc sans la foule des touristes. Le Kerala est une région qui nous laissera des souvenirs pour très longtemps. C’était le paradis!
Gros bisous à vous !